lundi 31 mai 2010

La flottille de la liberté contre le Blocus imposé à Gaza


insaniyardim on livestream.com. Broadcast Live Free




Après le raid meurtrier israélien contre la flottille internationale en route vers Gaza. Les gazaouis réagissent à l'évènement.Durée : 00:38

samedi 22 mai 2010

Résistance Palestine propose des sessions de formation à destination de ses sympathisants de Lyon et de la Région Rhône-Alpes afin de les accompagner dans leur démarche de soutien à la Palestine et de compréhension de la situation actuelle de la colonisation et de la résistance en Palestine, dans le Monde Arabe. Il nous apparaît fondamental de développer un véritable mouvement de solidarité avec la résistance du peuple palestinien, et de nous y investir en France de façon continue. Rappel : Avril et Mai étaient consacrés à un éclairage historique sur la Palestine et les mouvements de résistance en Palestine_ Monde arabe dans les luttes de libération nationale.
Pour le 06 Juin 2010, M. Tahar Bensaada interviendra sur le thème : Le Sionisme comme fondement idéologique pour justifier le colonialisme et l’établissement d’un apartheid en Palestine.

mardi 18 mai 2010

CHARTE DU RESEAU INTERNATIONAL JUIF ANTI-SIONISTE

IJAN INETRNATIONAL JEWISH-ZIONIST NETWORK

Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s’engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l’émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d’apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique.

lundi 10 mai 2010

Haïfa : manifestation pour la libération de Omar Saïd et Ameer Makhoul

Haïfa : manifestation pour la libération de Omar Saïd et Ameer Makhoul

Ce n'est que plusieurs jours après l'arrestation de Ameer Makhoul et trois semaines après la détention de Omar saïd, en Palestine occupée, que les services de renseignements sionistes ont publiquement annoncé les soi-disant raisons de ces arrestations: Omar Saïd et Ameer Makhoul sont accusés de "porter atteinte à la sécurité de l'Etat en ayant des liaisons avec des agents du Hezbollah"

Depuis la guerre de juillet 2006, de manière intense, et après la libération du sud-Liban en mai 2000 par le Hezbollah, c'est le prétexte avancé par les autorités sionistes pour arrêter la direction politique, associative, sociale ou des militants, des Palestiniens de 48. Depuis plusieurs années, des dizaines de Palestiniens de 48, se trouvant surtout en Galilée, ont déjà été arrêtés et emprisonnés plusieurs années, et certains le sont encore, sous ce prétexte fallacieux : la liaison avec le Hezbullah. C'est le prétexte tout trouvé par les services de renseignements israéliens pour empêcher toute liaison entre les Palestiniens de l'intérieur et le monde arabe, notamment les peuples de la région.

Les sionistes sont aux abois: depuis l'intifada al-Aqsa, les Palestiniens de l'intérieur s'organisent et affirment de plus en plus fort qu'ils refusent l'occupation, la colonisation et le racisme sionistes. Ils s'organisent et organisent le soutien à l'intifada, avec l'exemple de Sheikh Raed Salah, qui avait été arrêté et détenu en 2004 pour son soutien à la population de Cisjordanie et de Gaza. Ils s'organisent et organisent la liaison avec les peuples arabes, et notamment le Liban, les druzes de Syrie et les Palestiniens des camps en Syrie, ce qui a valu au dr. azmi Bishara son exil forcé; ils s'organisent et organisent la solidarité avec la bande de gaza assiégée par la communauté internationale hypocrite et criminelle: des dizaines de Palestiniens de l'intérieur sont arrêtés et certains, toujours détenus.

Ils poursuivent la liaison avec les peuples arabes, grâce à des rencontres inter-arabes d'organisations et affirment que leur coeur bat au rythme de la résistance des peuples arabes contre l'Etat sioniste.

Pour les sionistes, l'Etat, les médias et les appareils de tous bords, les Palestiniens de 48 doivent être mis au pas, s'ils veulent vivre "en Israël" : or, ce n'est pas en Israël qu'ils vivent précisément, mais en Palestine occupée.

Les sionistes veulent que les Palestiniens de 48 rompent leurs liens historiques, culturels et civilisationnels avec les peuples arabes ou qu'ils entretiennent ces liens par le biais ou au service des sionistes. Mais les Palestiniens ont refusé.

C'est la raison principale de l'arrestation des dirigeants politiques et associatifs des Palestiniens de 48.

Contre cette répression qui s'accentue depuis des mois, contre le muselage de leur expression et pour exiger la libération immédiate de Omar Saïd et Ameer Makhoul, des centaines de Palestiniens ont manifesté ce lundi à Haïfa.

Soutenons le juste combat des Palestiniens de 48 et soutenons leurs revendications :
Non à la colonisation judaïsation de la Galilée et du Naqab !
Non à la destruction des quartiers arabes dans les villes côtières !
Non au racisme et à l'apartheid !
Non à l'installation des colonies sionistes dans les régions arabes, notamment dans le Triangle !
Libération de tous les prisonniers palestiniens !
Liberté d'expression et d'organisation !
Non au terrorisme d'Etat des appareils sionistes!
(Rim al-Khatib)



vendredi 7 mai 2010

LA LUTTE DE LIBÉRATION NATIONALE CONTINUE

PALESTINE
15 mai 1948 – 15 mai 2010

MANIFESTATION PLACE DU CHATELET SAMEDI 15 MAI à 15 HEURES

Après plus d’un siècle de stratégie colonialiste sioniste en Palestine, encouragée par les autorités britanniques à la suite du démantèlement de l’Empire Ottoman et de la déclaration Balfour (2 novembre 1917) en faveur de la création d’un « foyer national » juif en Palestine, le 29 novembre 1947, un plan de « partage » prévoyant la constitution d’un Etat juif sur 55% du territoire de la Palestine est voté par l’Assemblée générale de l’ONU avec l’appui des Etats-Unis, de l’Union Soviétique et de la France. Evidemment, cette spoliation votée par les institutions internationales fut organisée sans jamais consulter le peuple palestinien.

A la suite de ce vote, des affrontements éclatèrent entre Palestiniens et sionistes. Alors qu’ils contrôlaient les villes du littoral, à partir du mois d’avril 1948, les sionistes mirent en place le plan Dalet qui prévoyait l’expulsion de la population palestinienne des zones contrôlées par les sionistes et la destruction de leurs villages. Le 14 mai 1948, avec le soutien des pays des deux blocs impérialistes, David Ben Gourion, proclama la création de l’Entité sioniste. Soumis à une guerre de conquête coloniale, plus de 800 000 Palestiniens furent chassés de leur terre, plus de 15 000 Palestiniens furent massacrés, plus de 531 villages et 300 hameaux furent détruits pour empêcher tout retour des Palestiniens et entériner ce nettoyage ethnique. Cet épisode tragique de l’histoire du peuple palestinien est connu sous le terme de Naqba (catastrophe). La création de l’Entité usurpatrice ne faisait que mettre en œuvre l’idéologie sioniste, dont la finalité était dès l'origine la domination, l’oppression, l’expulsion, le massacre du peuple palestinien et le vol de sa terre, afin de constituer un Etat exclusivement « juif ».
L’Entité sioniste, se lança dans une politique guerrière tous azimuts contre les pays arabes voisins, avec l’indéfectible soutien de l’Occident impérialiste. De l’agression de Suez en 1956, en passant par la guerre de 1967, et les multiples attaques contre le Liban, l’Entité sioniste n’a jamais eu qu’un seul et même objectif : écraser toute velléité de résistance, imposer l’hégémonie occidentale sur la région et faire reconnaître son existence comme légitime et définitive. Ces guerres d’agression menées par l’Entité se doublèrent d’une politique de répression contre le peuple palestinien et de multiples tentatives d’écrasement de sa résistance.
Les réfugiés palestiniens expulsés en 1947-1948 et dans les décennies qui suivirent lors des différentes attaques sionistes, représentent aujourd'hui, avec le chiffre de 6,5 millions sur une population totale de 10 millions, le groupe de réfugiés le plus ancien et le plus important du monde. Installés dans des camps de fortune à l'intérieur de la Palestine, au Liban, en Syrie et en Jordanie, ou répartis dans les autres pays du monde, ces réfugiés sont la preuve vivante du nettoyage ethnique, de la spoliation, de l'expulsion et de l'injustice commise par l'Entité sioniste. Ils sont aussi les garants de l'identité palestinienne et de l'unité du peuple palestinien. Malgré leur déracinement, ils demeurent attachés génération après génération à leur imprescriptible droit au retour dans leurs foyers et sur leur terre d'origine.
Outre l’Entité sioniste et ses soutiens occidentaux, le peuple palestinien doit combattre la coalition des pays arabes réactionnaires qui ont fait le choix de la capitulation. Le camp de la collaboration arabe s’est illustré notamment dans la figure d’Hussein de Jordanie qui chercha à liquider la résistance palestinienne au cours de Septembre Noir en 1970 et dans celle d’Anouar El-Sadate et sa politique de capitulation. Actuellement, l’Egypte du Général Moubarak soutient l’Entité sioniste dans sa politique d’annihilation de tout esprit de résistance à Gaza en aggravant le blocus par la construction d'un nouveau mur. Aujourd'hui, avec à leur tête l'Arabie Saoudite, tous les autres pays arabes, à quelques rares exceptions près, collaborent assidûment avec l'Entité sioniste, pour liquider la résistance.

En Palestine même, l'Autorité palestinienne, créée par les Accords d'Oslo en 1993 dans le seul but d'assurer la sécurité exclusive de l'Entité sioniste et de constituer un « partenaire privilégié » pour les négociations et autres processus de « paix » destinés à faire échouer la lutte de libération du peuple palestinien, œuvre pour la normalisation des « relations » avec l’ennemi et pour la liquidation de la résistance. Cette Autorité doit être dénoncée et condamnée, au même titre que les collaborateurs arabes, notamment lorsqu’elle bafoue le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Chaque 15 mai, le peuple palestinien commémore la Naqba et son expulsion de sa terre par l’occupant sioniste. Le mouvement de soutien en France se tient à ses côtés en ce jour, et tous les jours, jusqu’à la victoire de sa lutte de libération nationale.

Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) appelle à manifester ce 15 mai à 15 heures de la Place du Châtelet à Barbès pour soutenir la résistance du peuple palestinien dans sa lutte pour la reconquête de ses droits légitimes :

  • le droit au retour sur leur terre d’origine de l’ensemble de réfugiés
  • l’établissement d’un Etat palestinien libre de la mer Méditerranée au Jourdain
  • la ville d'Al-Qods capitale une et indivisible
Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP)

dimanche 2 mai 2010

Discours de Sayyid Hassan Nasrullah« C’est notre droit légal, juridique, moral et humain que de posséder des armes »

Adressé aux cadres et travailleurs du conseil de soutien à la résistance islamique au Liban
1er mai 2010 – Beirut
…...
Les deux premières parties du discours concernent d’abord, le conseil de soutien à la résistance islamique au Liban qui a été remercié et honoré pour son action inlassable depuis près de 15 ans, puis les élections municipales qui se déroulent actuellement au Liban. La troisième partie concerne « l’affaire des Scud » et la situation dans la région, que nous traduisons.

vendredi 30 avril 2010

Lancement de la campagne Internationale pour la libération de George Ibrahim Abdallah : enfin, Beirut se réveille

CIREPAL(Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)
30 avril 2010

Ce fut une rencontre politique et juridique franco-libanaise exceptionnelle ce jeudi 29 avril, à l’hôtel al-Safir à Beirut, pour le lancement de la campagne internationale pour la libération du prisonnier libanais George Ibrahim Abdallah, injustement détenu depuis 26 ans, dans les prisons françaises.

Ont participé à cette rencontre l’avocat de George, le militant français Jacques Vergès, et l’ancien ministre français des affaires étrangères, Roland Dumas, ainsi que le président du parti NPA, Alain Poujoulat, ainsi qu’un grand nombre de personnalités libanaises, palestiniennes et internationales : parmi celles-ci, le représentant du général Michel Aoun, George Nakhlé, le représentant du président du conseil des députés, Muhammad Khawaja, les anciens ministres Bishara Merhej et Issam Nu’man, le militant Anis Naccache, directeur du centre de recherches Aman, le membre du bureau politique du Hezbollah, Ahmad Milli, les deux prisonniers libérés Samir Kintar et Anwar Yassine

samedi 24 avril 2010

Contre la déportation des Palestiniens


La tente de la résistance au barrage de Beit Hanoun

Suffit-il de dire non à l'arrêté militaire1650 pris par les autorités sionistes à l'encontre des Palestiniens, qui autorise leur déportation ?

Il y a une semaine déjà, le prisonnier libéré, après 17 ans de prison, Ahmad Sabbah, a été déporté vers la bande de Gaza. Depuis ce jour, Ahmad Sabbah résiste et refuse sa déportation. Il a installé la tente de la résistance au nord de Beit Hanoun, et réclame son retour à Tulkarm, où vit et l'attend sa famille. Il a organisé une conférence de presse pour expliquer son refus d'entrer dans la bande de Gaza et sa volonté de retourner chez lui.

Aujourd'hui, un autre Palestinien de la ville d'al-Khalil a été déporté, toujours vers la bande de Gaza. Il s'agit de Fadi al-Azazmé, 19 ans, enlevé par les forces de l'occupation, puis détenu dans la prison de Ofer avant d'être déporté. Fadi al-Azazmé a rejoint Ahmad Sabbah dans la tente de la résistance à la déportation.

Soutenir la résistance de Ahmad Sabbah et Fadi al-Azazmé contre leur déportation c'est agir contre l'arrêté militaire 1650, qui est considéré crime de guerre par le droit international.

Envoyez vos messages de solidarité avec les déportés, faites connaître leur résistance.
Adresses où envoyer vos messages (en français, en arabe, en anglais) :
waed102@hotmail.com
waedpress@hotmail.com
ahrar@qudstv.com

samedi 10 avril 2010

« Mouvements de résistance en action en Palestine et dans le Monde arabe »

« Mouvements de résistance en action en Palestine  et dans le Monde arabe »

 Le Dim.02 Mai 2010 VILLEURBANNE

jeudi 8 avril 2010

Les prisonniers palestiniens en grève : soutenons leur résistance


CIREPAL (Centre d’Information sur la Résistance en Palestine)
8 avril 2010

En ce mois d’avril 2010, le mouvement des prisonniers a lancé un mouvement de grève pour protester contre les conditions humiliantes dans lesquelles se déroulent les visites des familles et contre la détérioriation des conditions de détention. Il mène une grève des visites familiales pendant tout le mois d’avril et une grève de la faim de dix jours (du 7 au 17 avril). Ce mouvement est suivi dans les dix prisons centrales sionistes, que ce soit par les prisonnières, les enfants ou les adultes palestiniens et arabes. Depuis quelques années, une répression croissante sévit contre les prisonniers et leurs familles. Privés de plusieurs moyens d’information indépendants, les prisonniers sont depuis plus d’un an interdits d’avoir par exemple la chaîne al-Jazeera. L’administration carcérale a, de plus, interdit l’entrée des livres et a récemment interdit, dans la prison de Ofer, l’utilisation de la bibliothèque.

mardi 16 mars 2010

AL QODS SE REVOLTE

Malgré l'Autorité palestinienne, le peuple s'est révolté dans la ville d'al-Qods : les jeunes de Isawiya et du camp de Shu'fat ont affronté les troupes sionistes.

Dès l'aube, la population palestinienne est venue pour la prière. Les occupants ont lancé l'assaut contre elle.

150 blessés et des dizaines d'arrestations, la plupart des jeunes et des enfants.

Sheikh Kamal Khatib, adjoint de sheikh Raed Salah, président du mouvement islamique en 48, a été blessé, les sionistes montés sur les chevaux ont foncé sur lui, alors qu'il se trouvait dans la vieille ville, pour empêcher les colons d'avancer vers la mosquée.

Hatem Abdel Qader, du mouvement Fateh, dans la ville d'al-Quds, a dénoncé l'attitude de l'Autorité palestinienne, qui empêche la population en Cisjordanie de manifester et d'affronter les occupants. Réponse du responsable de l'autorité: la Cisjordanie n'est pas occupée, toute manifestation doit obtenir une autorisation (il se croit en France, et encore!!). Hatem Abdel Qader a considéré que les négociations entre l'Autorité palestinienne et les sionistes sont vaines: elles ont contribué à rendre les sionistes plus criminels.




Il faut se mobiliser aux côtés des Palestiniens de la ville d'al-Qods ! La défense des lieux saints de la ville est une défense du patrimoine palestinien, arabe, musulman et chrétien. C'est une défense du patrimoine de l'humanité en danger !

Les hordes criminelles sionistes doivent retourner de là où elles sont venues !

dimanche 14 mars 2010

Al Qods se révolte contre l'occupation!

Al Qods se révolte contre l'occupation!
Sheikh Jarrah, Qalandia, la vieille ville, al-Aqsa
SOUTENONS LA POPULATION MAQDISIE CONTRE LES CRIMINELS SIONISTES !
LIBERATION POUR AL QODS !!!


lundi 8 mars 2010

Les femmes palestiniennes sous l'occupation

http://www.alzaytouna.net/arabic/?c=1516&a=110495
Pour les lecteurs anglophones, un excellent livre sur les femmes palestiniennes sous l'occupation
par le centre Zaytuna d'études et de recherches. Vous pouvez le télécharger et le faire connaître autour de vous.

vendredi 5 mars 2010

La mosquée al-Aqsa en danger : pourquoi ce silence ?

Vendredi 5 mars, les Palestiniens affrontent les colons policiers entrés dans la mosquée al-Aqsa (faussement appelée esplanade des mosquées, pour minimiser la portée des agissements sionistes). 50 Palestiniens blessés et 160 arrêtés. (photo http://www.qudsmedia.net/)






Des répétitions générales, et les Palestiniens affrontent, une fois encore, seuls, ceux qui détruisent la civilisation, les barbares des temps nouveaux, les sionistes colons installés en Palestine.

Le monde devra assumer les conséquences de son silence complice.

La "communauté internationale" se contente d'appeler au calme, l'autorité palestinienne et ses hommes de la sécurité formés par le général américain Dayton empêchent les Palestiniens de Cisjordanie de participer à l'affrontement et pourchassent les résistants, notamment ceux qui sont libérés des prisons israéliennes. Les peuples arabes se cachent derrière leurs régimes pour justifier leur apathie, certains se mettent à pleurer devant les télévisions, d'autres insultent leurs régimes, mais concrètement, rien.

Jusqu'à quand ? Pourquoi ce silence ?

Al-Aqsa, al-Quds, al-Ibrahimi, al-Khalil, la Cisjordanie, la bande de Gaza, La Galilée, le Naqab, les régions frontalières, toute la Palestine est en danger, et toute la Palestine subit des actes de destruction systématique, depuis que les colons juifs y ont été débarqués et ont débarqué pour coloniser le pays, armés d'une idéologie raciste et exterminatrice (sionisme) et d'armes modernes et puissantes pour tuer ceux qui refusent ce massacre civilisationnel.

Soutenons la population d'al-Quds et la défense de la mosquée al-Aqsa et de tous les lieux saints et profanes palestiniens. Les sionistes dépourvus d'histoire dans le pays trafiquent l'histoire et les lieux palestiniens pour se faire admettre comme descendants de la Palestine. Affirmons-leur qu'ils ne sont que des colons venus d'ailleurs, qu'ils sont absolument étrangers au pays, qu'ils resteront aussi exogènes que les croisés qui, il y a plusieurs centaines d'années, ont essayé de s'emparer de la Palestine.

Soutenons nos frères en Palestine : informons, soutenons financièrement (Institution Internationale al-Quds, entre autres, notamment, qui agit pour des projets de développement dans la ville d'al-Quds), agissons auprès des institutions internationales (UNESCO, entre autres). Ne laissons pas la population maqdisie ni le peuple palestinien affronter seul les criminels qui occupent la Palestine et des territoires arabes.

Assumons nos responsabilités !

lundi 1 mars 2010

اللجنة الوطنية العليا لنصره الأسرى تصدر تقريرا إحصائياً شاملاً حول الأسرى

7000 أسير في سجون الاحتلال بينهم ( 37 ) أسيرة و(340 ) طفلاً و( 16) نائباً ووزيرين سابقين

dimanche 28 février 2010

Communiqué de L’Institution Internationale al-Quds

Suite à l’invasion et le bouclage de la mosquée al-Aqsa le 28/2/2010

Le dimanche matin du 28 février 2010, près de 300 soldats de l’occupation ont envahi la mosquée d’al-Aqsa, accompagnés de 500 colons fanatiques, venant de l’Etat de l’occupation et d’ailleurs ; ils ont attaqué les fidèles qui s’y trouvaient, depuis la nuit précédente, pour la défendre. Toutes les portes de la mosquée Qibali ont été fermées (pour les empêcher d’en sortir) au moment où toutes les portes de la mosquée al-Aqsa ont été fermées, sauf celle de Bab al-Maghariba, qu’ils contrôlent déjà. Ils ont ainsi interdit aux fidèles d’y entrer, au moment où les colons se déplaçaient librement à l’intérieur de la mosquée, exécutant leurs rites juifs, certains d’entre eux ayant même coupé les fils électriques pour empêcher les appels des minarets en direction de la population d’al-Quds pour venir défendre la mosquée. Après que les colons aient fini de circuler et d’exécuter leurs rites, ils se sont retirés sous la protection des soldats de l’occupation, et les portes de la mosquée ont été ouvertes pour les fidèles âgés de plus de 50 ans seulement.

En tant qu’Institution Internationale al-Quds, nous voulons préciser plusieurs points relatifs à cette invasion et la couverture médiatique qui l’a accompagnée :

1 – C’est la première fois depuis l’occupation de la partie orientale d’al-Quds en 1967 que les forces de l’occupation ferment entièrement les portes de la mosquée al-Aqsa face aux fidèles au moment où elles les ouvrent aux colons juifs extrémistes, ce qui signifie que les extrémistes juifs et les soldats de l’occupation circulaient seuls dans les places de la mosquée al-Aqsa sans surveillance tout au long de cette invasion, ce qui est particulièrement nouveau dans l’histoire de la mosquée depuis l’occupation.

2 – Les incursions et invasions répétées de la mosquée al-Aqsa visent à instaurer un état de fait pour l’occupation, ses soldats et ses colons, qui leur permette d’affronter toutes les possibilités et de s’adapter à tout ce qui peut arriver lorsqu’ils décideront de diviser effectivement la mosquée. Cette invasion est précisément un essai pour juger de la capacité de l’occupation à vider les places de la mosquée de tous les fidèles et les ouvrir aux colons juifs uniquement, en imposant un blocus total sur la mosquée pour empêcher les fidèles d’y entrer.

3 – L’attitude de l’autorité nationale palestinienne qui interdit les manifestations et réprime la résistance en Cisjordanie ne peut plus être considérée comme une tactique de négociations ou faisant partie d’un règlement de comptes interne. Elle va au-delà pour devenir un rôle facilitant et aidant l’occupation à judaïser la mosquée al-Aqsa et tous les autres lieux saints en Palestine.

4 – les réactions arabes et islamiques modestes, sur les plan officiel et populaire, encouragent l’occupation à activer les mesures de judaïsation dans la ville d’al-Quds et la mosquée al-Aqsa, profitant de l’état d’inertie inhabituel face à ses pratiques. Les institutions arabes populaires ne doivent pas attendre un mouvement à l’intérieur de la Palestine pour suivre, mais elles doivent prendre l’initiative pour affronter l’attaque visant la mosquée al-Aqsa.

5 – L’insistance des médias à distinguer entre « mosquée al-Aqsa » et « haram al-Qudsi » n’a aucune base historique ou religieuse. Il n’y a pas d’entité appelée « haram al-Qudsi » séparée de la mosquée al-Aqsa. La mosquée al-Aqsa est tout ce qui est entouré par l’enceinte, elle inclut la mosquée al-Umari dont le dôme est argenté, le dôme du Rocher, les autres lieux de prière, les écoles, les fontaines, les places , et sa superficie est de 144 dunums. Ce que les médias présentent comme étant la mosquée al-Aqsa est en fait la mosquée al-Qibali, dont la superficie ne dépasse pas 4% de la sainte mosquée al-Aqsa. Cette distinction, même non intentionnelle, contribue à ramollir la réaction et faciliter les agressions contre la mosquée al-Aqsa, elle aide aussi à justifier les agressions, puisque les forces de l’occupation prétendent que les soldats n’entrent ni dans au dôme du Rocher ni dans la mosquée al-Qibali faussement appelée mosquée al-Aqsa.

L’Institution Internationale Al-Quds affirme que l’occupation considère que l’année 2010 est décisive pour al-Quds. Elle annoncera vers la mi-mars les plans prévus par l’occupation envers al-Quds, sur les différents fronts, religieux, culturels, démographiques, ainsi que sa guerre sur le terrain ;
Nous appelons les masses de la nation arabo-islamique à prendre pour exemple les résistants qui affrontent l’occupant dans les places d’al-Quds et d’al-Khalil pour participer de manière réelle et effective à la protection des lieux saints, grâce à des soulèvements accrus et non pas saisonniers, pour participer au maintien de la population d’al-Quds dans leur ville, grâce à un large soutien concret. Seuls une attitude ferme officielle et un mouvement populaire large dans le monde arabo-musulman, notamment en Cisjordanie, et ailleurs, peuvent faire stopper les plans de l’occupation dans la ville d’al-Quds.

mercredi 24 février 2010


dimanche 21 février 2010

Mobilisation populaire et croissante des Palestiniens de 48

Mobilisation populaire et croissante des Palestiniens de 48
CIREPAL 21 février 2010
Ce vendredi, sous le patronage du haut comité de suivi des masses arabes en Palestine 48 (partie de la Palestine occupée en 1948 appelée Israël), les forces nationales politiques et le comité populaire local ont organisé un rassemblement dans le village de Qalanswa, dans la région du Triangle, au centre du pays. Ce rassemblement s’inscrit dans la campagne lancée il y a quelques semaines par le comité populaire de défense des libertés, issu du Haut comité de suivi des masses arabes, campagne de mobilisation pour « le défi et le maintien ». Les deux premiers rassemblements ont eu lieu au Naqab (Lqiyé) le 5 février dernier et en Galilée (Sakhnine) une semaine plus tard, soit trois rassemblements jusque là, l’un au sud, l’autre au nord et le troisième dans le centre.

Gaza, 1 An après les massacres ; Quoi faire ?

Le 26 Janvier 2010, Salle Rameaux à Lyon, s’est tenue la conférence pour évoquer Gaza : un an après les massacres. L’occasion pour Resistance Palestine et son porte de parole Abdelaziz Chaambi, de rappeler les engagements et les objectifs de l’organisation, née de la mobilisation pour Gaza, un an plus tôt.

Briser le siège, soutenir la résistance, combattre le colonialisme et l’impérialisme sont les priorités.

En invitant René Naba, Journaliste ; Jean Bricmon, Enseignant – Ecrivain ; Gilles Devers, Avocat au Barreau de Lyon ; Walid Attalah, Président de l’Association des Palestiniens en France ; George Galloway Député britannique, Résistance Palestine a souhaité rappeler combien la détermination, l’exigence et l’action sont déterminant dans la façon de concevoir le soutien pour la Palestine.

 
 « L’action parle plus fort que les mots et aujourd'hui il est temps de passer à l’action » George Galloway

« Il ne s’agit pas d’offrir, le dernier repas du condamné mais de respecter la volonté d’un peuple à résister contre le colonialisme pour vivre libre. » Abdelaziz Chaambi Resistance Palestine



« Nous avons fait le choix d’organiser cette conférence , non pas pour entrer dans une sorte de concurrence malsaine sur le dos de la cause et du peuple palestinien, comme c’est trop souvent le cas dans le milieu de solidarité avec la Palestine, mais pour innover quelque peu et relever le niveau d’exigences politiques , psychologiques et même sémantiques sur cette question. Les massacres de Gaza nous ont montré le vrai visage des forces d’occupation sionistes, et personne ne peut dire qu’il n’a pas vu ou su ce qui s’est passé à Gaza. Même des sionistes comme Gidéon Levy journaliste de Haaretz ancien collaborateur de Shimon Perez nous dit que depuis les massacres de Gaza les occupants sionistes se sont détachés de l’humanité et nous avons à faire à des inhumains, une sorte d’extra terrestres que nous ne pouvons plus regarder comme êtres humains car ils se sont exclus du genre humain par leur déshumanisation du peuple palestinien et du coup d’eux-mêmes. D’autres juifs refusent de nommer l’entité sioniste du nom d’Israël et nous ne pouvons qu'approuver sur le fond et sur la forme.

Résistance Palestine ne cherche ni un leadership, ni une place sur l’échiquier de la visibilité dans les réseaux dits de solidarité avec la cause palestinienne, nous voulons simplement que les postures et revendications politiques de ces mouvements solidaires soient honnêtes et justes et prennent en compte la mesure des enjeux réels de la situation d’occupation et d’extermination du peuple et de la cause palestiniens. Il ne peut y avoir de solidarité réelle qu’en soutenant le peuple palestinien dans ses aspirations légitimes à libérer sa terre et à y faire revenir tous ses enfants réfugiés chez eux.

Comment accepter de se taire devant la complicité évidente de nos politiques et nos médias avec l’occupant qui nous a abreuvé d’analyses d’officiers de Tsahal sur les massacres nommés « plomb durci » et qu’à aucun moment on n’entende les véritables résistants qui ont fait face à cette barbarie avec des moyens dérisoires, et dont leur peuple a subi les punitions et massacres collectifs face à l’incapacité des sionistes de les faire plier ou libérer leur soldat Gilad Shalit.

Nous avons donc décidé de donner la parole à la Résistance, malgré le blocus qu’elle subit à tous les niveaux, et dans ce sens que nous invitons Walid Atallah en tant que président de l’Association des Palestiniens en France, et que nous donnons la parole à un ministre palestinien du Hamas Monsieur Ahmad Al Kourd en direct de Gaza. Par ailleurs notre choix de donner la parole à Georges Galloway s’inscrit également dans cette démarche de mettre en avant les actes de résistance d’hommes et de femmes politiques ou intellectuels, peu nombreux, à braver la criminalisation de la résistance et le blocus criminel imposé depuis plus de 3 ans.

Gilles Devers, Avocat Jean Bricmont, Professeur - Ecrivain

De même Gilles Devers homme d’action sur le plan juridique et judiciaire avec qui nous avons saisi le Procureur de la Cour Pénale internationale pour crimes de guerre avec plusieurs centaines d’organisations. La résistance passe aussi par la liberté de parole et par l’intégrité dans la dénonciation de toutes les formes d’injustice et d’oppression y compris contre le terrorisme intellectuel et le chantage à l’antisémitisme imposé par des lobbys sur cette question et bien d’autres , et ce dont viendront nous parler Jean Bricmont, et René Naba.

Nous souhaitons en effet que les changements interviennent sur le plan psychologique afin de nous persuader que le sionisme sera vaincu comme l’a été l’Apartheid en Afrique du Sud, et nous devons également changer nos mots et désigner les choses comme elles doivent l’être, nous ne pouvons pas parler de conflit, mais de massacres d’un peuple, d’occupation illégale , colonialiste et raciste . Nous devons cesser d’insulter le peuple palestinien de 48 en l’appelant « arabes israéliens » alors qu’ils sont les palestiniens historiques et de 48 et de bien avant.

Enfin nous devons cesser comme nous l’a dit le ministre palestinien « d’apporter le repas du prisonnier » au peuple de Gaza mais de mettre fin à ce siège et cette occupation criminels de la Palestine. Nous confirmons notre souhait de nous battre pour faire lever le blocus sur Gaza et le retrait du Hamas de la liste des organisations afin de permettre à ces représentants légitimes du peuple palestinien de circuler librement et d’être accueillis à Lyon pour d’autres conférences.

Resistance Palestine - Lyon le 26 Janvier 2010

« La gauche et les musulmans en Grande-Bretagne travaillent ensemble, ce qui n’est pas le cas en France »

A l’initiative du convoi Viva Palestine, le député britannique George Galloway, invité de Résistance Palestine, a su mettre en échec à 3 reprises la politique du siège imposé par israêl, les Etats-Unis, l’Egypte et l’Europe.


George Galloway était à Lyon, le 26 janvier 2010George Galloway est connu pour ses engagements et son attachement à la cause palestinienne. Rappelons qu’il y a 10 ans environ, il était de passage à Lyon « ville de la résistance » comme il le dit si bien, avec son convoi de bus « rouges » londoniens pour se rendre à Bagdad.

Mahmoud Dahloumi : George Galloway ce n’est pas la première fois que vous venez, ici à Lyon ?

George Galloway : Non en effet, la dernière fois que je suis venu à Lyon, c’était en 1999, je participais au convoi qui allait mener notre bus « rouge londonien » à Bagdad, on a traversé l’Europe, l’Afrique du nord, de l’Egypte à la Jordanie, et de la Jordanie à l’Irak. C’était pour briser le siège en Irak.

M.D : Dix années plus tard vous êtes ici pour nous parler de la Palestine, pouvez-vous nous rappeler à quand remonte votre engagement pour la Palestine ?

G.G. : Bien, j’ai commencé ma campagne pour la Palestine très exactement il y a trente-cinq maintenant, à l’été 1975 très exactement. J’ai milité pour la cause palestinienne depuis ce temps et j’ai également vécu aux côtés des palestiniens des situations très difficiles. J’étais présent lors des bombardements à Beyrouth en 1982 au moment de l’invasion israélienne, j’ai été un témoin des massacres de Sabra et Chatila en 1982, je me suis retrouvé aux côtés d’Arafat en Tunisie, puis à Ramallah.
J’ai donc une longue histoire avec la cause palestinienne. Mais de tous les temps difficiles que j’ai connu, je n’ai jamais connu de situation plus difficile que celle de Gaza aujourd’hui.
M.D : En décembre 2009 vous vous êtes rendu de nouveau à Gaza, pouvez-vous revenir sur les conditions de ce voyage et les raisons qui vous ont poussé à vous y rendre ?

G.G. : Eh bien, rappelons que les bombardements ont commencé le 27 décembre 2008 et de façon continue durant 22 jours, massacrant plus de 1400 personnes, dont la plupart des femmes et des enfants. Les israéliens ont pris la précaution de fermer toutes les portes de sortie de façon à ce que les gens ne puissent pas fuir et ce fut un massacre total.
J’ai donc décidé le 10 janvier 2009 de lancer un convoi d’aide matériel, appelé Viva Palestina qui s’est mis en place seulement quelques semaines plus tard et qui a traversé l’Europe, l’Afrique du nord... la même route que le bus rouge londonien qui c’était rendu à Bagdad et c’est devenu un phénomène international.
Je crois fortement en la tactique qui consiste à mettre en évidence le siège pour mieux le briser. Briser le blocus est un devoir maintenant pour tous le monde, et je m’y suis rendu trois fois ces 12 derniers mois. En d’autres termes, l’action parle plus fort que les mots et il est temps de passer à l’action. Viva Palestina s’est propagé à travers le monde, maintenant nous avons Viva Palestina Malaisie, Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud, Angleterre, Irlande et maintenant depuis la semaine dernière Viva palestina Arabie.

M.D : Aujourd’hui quelles sont les attentes des Gazaouis ?
G.G. : La situation à Gaza est aujourd’hui vraiment catastrophique, les gens ont faim, ils manquent de tous les moyens pour vivre et personne ne vient les sauver. A Berlin ouest, au début des années 60 les pays de l’ouest ont organisé un sauvetage aérien pour briser le siège à Berlin ouest. Ce qu’il faut maintenant c’est un sauvetage par mer, Une réponse d’urgence, particulièrement des pays arabes, en naviguant directement jusqu’au port de Gaza, c’est ce sur quoi je travaille maintenant.

Laissez-moi vous lire ces quatre statistiques, 80% des personnes à Gaza sont des réfugiés, 80% des personnes à Gaza sont sans emploi, 80% des personnes vivent à Gaza avec moins d’un dollar par jour et 80% des enfants à Gaza sont victimes de malnutrition ou de sous-nutrition. C’est quatre fois 80%, il n’y a aucun autre endroit dans le monde où il y a ces quatre fois 80%.

Yasmina KADA : Qu’est ce qui selon vous a fait la différence entre le mouvement Viva Palestine qui a trois reprises à défié et mis en échec la politique du blocus imposé par les Etats- Unis/Israël/Egypte/Europe et la marche free gaza lancé par les américains et rejoint par les européens, les français et qui on peut le dire a été voué à l’échec ?

G.G. : Il y a eu trois convois : le premier en mars 2009 d’Angleterre, le second en juillet avec le convoi américain Viva Palestina et le plus récent en janvier 2010 le convoi internationale Viva palestina. Il y a plusieurs raisons qui expliquent notre réussite jusqu’à présent. S’il vous plaît ne pensez pas que je sois prétentieux, mais j’ai une certaine empreinte dans le monde arabe, et ce n’est pas facile pour les régimes arabes de me refuser parce que l’opinion publique « mashallah » m’apprécie beaucoup. Donc, c’est premièrement plus difficile de me refuser, que de refuser n’importe qui d’autre. C’est selon moi la première raison.

La seconde raison, c’est l’existence maintenant d’Al Jazzera. Parce que j’ai cette position dans le monde arabe, Al Jazzera à couvert notre convois au quotidien. Ce qui a permit d’apporter une résonnance importante à notre convoi, impressionnant par sa taille, auprès de l’opinion publique arabe faisant ainsi pression sur les régimes arabes.

La troisième raison, c’est que ceux qui ont fait la marche free gaza ont eu des objectifs et des plans irréalistes pour pouvoir les mener à terme. Avec tout le respect que je dois aux militants qui y sont allés. Je savais que cela allait terminer de la façon dont ça s’est terminé. Je savais que ça ne marcherait pas. Parce qu’on ne peut pas penser pouvoir développer une liberté au nom des autres. Pour faire une marche dans le pays d’un autre, c’est une chose très difficile à faire.

Vous devez apporter de l’aide humanitaire, vous devez apporter des moyens de vivre aux personnes assiégées et pas faire une manifestation dans le pays d’un autre. Si j’apportais des milliers d’anglais pour faire une manifestation à Lyon qui est contre la politique du Gouvernement Français, il y aurait forcément des problèmes.

mardi 16 février 2010


vendredi 5 février 2010

Face à la menace sioniste, Al Quds résiste_ COMITE ACTION PALESTINE

Communiqué du Comité Action Palestine

Alors que l’Etat sioniste a intensifié depuis quelques années sa politique de judéisation d’Al Quds dans l'objectif d’effacer l’identité arabe et islamique de la ville, un tribunal israélien vient de condamner à 9 mois de prison le Cheikh Raed Salah, responsable du mouvement islamique en Palestine de 48, celui même qui venait de déclarer que les 6 prochains mois seraient décisifs pour la Mosquée Al Aqsa. Mais le Cheikh Raed Salah, ainsi que les responsables politiques palestiniens en Palestine de 48 réunis au sein du Haut Comité de Suivi des masses arabes, considèrent cette condamnation comme illégale car émanant d’un tribunal colonial et d’occupation.

dimanche 17 janvier 2010

Campagne internationale pour la défense de sheikh Raed Salah


Le comité populaire pour la défense des libertés (situé dans les territoires occupés en 1948, comité émanant du Haut comité de suivi des masses arabes) vient de lancer une campagne internationale de défense de sheikh Raed Salah, président du mouvement islamique dans les territoires occupés, en réponse à la décision du tribunal israélien de condamner sheikh Raed Salah à neuf mois de prison.
Le comité de défense des libertés a commencé à contacter les institutions médiatiques et juridiques internationales pour leur exposer la répression politique israélienne à l’encontre des Palestiniens de 48 et de leur direction, leur réclamant d’assurer une protection internationale à leur activité politique.
Sheikh Raed Salah a déclaré que la condamnation du tribunal est refusée, car illégale, insistant sur le fait que les condamnations prononcées par les tribunaux ne leur font pas peur, ne leur brisent pas le moral et qu’ils resteront sur la voie du soutien à la ville occupée d’al-Quds et de la mosquée al-Aqsa.
Il a ajouté : nous poursuivrons notre soutien et défense de la ville d’al-Quds, que nous soyions dans les prisons ou à l’extérieur. Que l’occupation agisse comme elle le souhaite, elle est occupation, et sa présence est illégale.
Muhammad Zaydan, président du Haut comité de suivi des masses palestiniennes de 48 a déclaré, pour sa part, que la décision du tribunal israélien envers Sheikh Salah est une décision politique, car ce dernier prend la défense de la ville occupée d’al-Quds et de la mosquée al-Aqsa, indiquant que le comité ne reconnaît pas cette décision, car ce sont les occupants qui doivent être condamnés, puisque l’attitude du sheikh Salah exprime la conscience de tout arabe et palestinien.
Zahi Nujaydat, parlant au nom du mouvement islamique, a considéré que la meilleure réponse à la décision du tribunal israélien consiste à se retrouver en permanence dans la ville occupée d’al-Quds pour maintenir une présence et assurer une liaison avec sa population.

mercredi 13 janvier 2010

Le pharaon de Pacotille n'a encore rien vu par George Galloway

Je me suis déjà trouvé, dans la vie, à des endroits particulièrement dangereux : à la fin des années 1980, alors que j’accompagnais une équipe de tournage de la chaîne ITN, nous avions été bombardés par l’aviation éthiopienne… Face contre boue, sans aucune couverture autour de nous, j’ai vu les shrapnels déchirer et tuer des petits enfants et j’en ai vu d’autres mourir sur une table en bois, dans une hutte couverte de chaume, une fois les bombardiers partis.

Gaza, 8 janvier : le Premier Ministre palestinien et dirigeant du Hamas Ismail Haniyeh accueille George Galloway, initiateur du Convoi Viva Palestina.
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J’ai été bombardé par les Israéliens dans Beyrouth et je me suis retrouvé avec le canon d’une mitraillette israélienne entre les côtelettes, à Naplouse, durant la première guerre d’Irak.
Involontairement, j’avais levé les mains. L’« Israélien » blond comme les blés et aux yeux bleus fleur-de-lin m’avait dit que si je ne l’avais pas fait, il m’aurait « descendu ».

Mais jamais je ne m’étais retrouvé en situation aussi périlleuse que la semaine passée dans le petit port sinaïtique d’Al-Arish, vers lequel la dictature égyptienne avait détourné notre convoi.
Cinq cents étrangers de dix-sept nationalités différentes, à bord de deux-cents véhicules, ont été confinés dans un immeuble dépourvu de l’hygiène élémentaire, sans eau et sans nourriture. Parmi eux, dix parlementaires turcs, dont le président de la Commission de la politique étrangère.

samedi 9 janvier 2010

Gaza est toujours debout dans la dignité par Ismail Haniyeh

Que le gouvernement élu jouisse encore à Gaza du soutien populaire de son peuple est le signe de l’échec du blocus criminel d’Israël et de la guerre lancée il y a un an. Aujourd’hui, notre peuple jouit du soutien de millions de personnes partout dans le monde ; des milliers d’entre elles frappent aux portes de Rafah pour entrer et montrer leur solidarité. Au contraire, Israël, la puissance occupante, est devenu isolé et méprisé par les peuples de conscience partout. Recherchés pour crimes de guerre, ses dirigeants sont obligés d’éviter de nombreuses villes internationales qu’ils utilisaient jadis comme canaux de communication. Il n’y a qu’une explication à la relégation d’Israël au statut d’Etat voyou. Le monde n’en peut plus de son oppression et de son injustice.

La récente affirmation israélienne que « le Hamas a transformé Gaza en enfer sur terre » est une fabrication grossière et un mensonge. Il est étonnant qu’une telle déclaration vienne de l’Etat qui a attaqué sans aucune pitié la population de Gaza au cours d’une guerre terrible et unilatérale qui a tué plus de 1.500 personnes. Le Hamas n’a pas largué sur Gaza des bombes DIME et au phosphore internationalement interdites, pas plus que le Hamas a délibérément ciblé des écoles, des mosquées, des hôpitaux et les bâtiments des Nations Unies à Gaza. Des familles entières comme les Samouni et les Baloushas ont été tuées. Israël a fait tout ça.

Depuis trois années consécutives, il assiège mon peuple à Gaza, l’empêchant de reconstruire ses maisons, ou même de déblayer les gravats laissés par son attaque barbare...

samedi 2 janvier 2010

Appel à soutien

Par One Democratic State Group L’ODSG, One Democratic State Group (Groupe pour un Etat démocratique) est un groupe de résistance populaire non violente basé à Gaza. Nous sommes des activistes palestiniens, venant de milieux divers, qui nous sommes rassemblés pour faire avancer une paix par la justice au Moyen-Orient. Nous croyons que la solution d’Un Etat est la seule option viable qui garantisse une paix globale au Moyen-Orient. Nous croyons que la justice et la paix peuvent être atteintes dans le contexte d’un seul Etat démocratique qui inclurait et bénéficierait également à tous les habitants actuels de la Palestine historique – après le retour des réfugiés palestiniens – quelles que soient leur race, leur ethnicité et leur religion...

vendredi 1 janvier 2010

Lettre ouverte aux marcheurs: l'avis d'Omar Barghouthi et d'Haidar Eid

Le communiqué ci-dessous a été diffusé aujourd’hui par deux intellectuels et activistes palestiniens très écoutés :
« Chers organisateurs et participants à la Marche de la Liberté à Gaza, après beaucoup d’hésitation et de discussions, nous vous écrivons pour vous demander de refuser le « marché » auxquels vous êtes parvenus avec la direction égyptienne (par Mme Mubarak). Cet accord est mauvais pour nous et, nous le pensons profondément, terrible pour le mouvement de solidarité.<

Nous pensions initialement que si des représentants de la quarantaine de pays pouvaient aller à Gaza et participer à une marche symbolique avec les Palestiniens, cela transmettrait le message à l’opinion publique mondiale, notre cible principale.

Cependant, après avoir écouté la conférence de presse du Ministre des Affaires Etrangères égyptien la nuit dernière sur Aljazeera, et la manière dont il a décrit l’accord en détail, nous pensons sans aucune ambigüité que ce compromis est trop lourd, trop créateur de divisions et trop destructif pour notre travail et nos contacts en réseau à venir avec les divers mouvements de solidarité à travers le monde.

M. Abu Al-Gheit a décrit les 100 délégués qui étaient gracieusement autorisés à entrer à Gaza comme faisant partie d’organisations que l’Egypte considère comme « bonnes et sincères dans leur position de solidarité avec Gaza de la même manière que nous [le régime] le faisons. ». Il a décrit les autres comme venant « d’organisations qui ne sont intéressées que par la subversion et l’action contre les intérêts égyptiens, pour semer le désordre dans les rues d’Egypte, et non pas par la solidarité avec les Palestiniens. » Il a aussi dit que le public égyptien était suffisamment sage pour voir que ceux-ci étaient des hooligans et il s’en était tenu à l’écart.

Outre la division évidente que causerait l’acceptation de ce marché, voici ce qui est faux dans cette présentation des faits : ...

jeudi 31 décembre 2009

Israël ressemble à un Etat raté

par Ali Abunimah - The Electronic Intifada

Ce que nous avons fait en solidarité avec le peuple palestinien dans Gaza et le reste de la Palestine est encore insuffisant. Mais notre mouvement va croissant, il ne peut pas être arrêté, et nous atteindrons notre destination
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Plus de 1 400 Palestiniens ont été tués dans l’opération Plomb durci, mais selon l’auteur, la guerre a nui sérieusement à l’image d’Israël dans l’opinion publique internationale.
(EPA)

Un an a passé depuis l’agression sauvage israélienne sur la bande de Gaza, mais pour la population là-bas, le temps aurait aussi bien pu s’arrêter.
Depuis que les Palestiniens dans Gaza ont enterré les leurs - plus de 1 400 personnes, dont près de 400 enfants -, il y a eu bien peu de guérisons et pratiquement pas de reconstructions.
Selon des organismes humanitaires internationaux, seuls 14 camions de matériaux de construction ont pu entrer dans la bande de Gaza au cours de l’année écoulée.
Les promesses de milliards faites à la conférence des donateurs, en mars dernier en Egypte, à laquelle participaient les sommités de la soi-disant « communauté internationale » et celles de l’industrie du processus de paix au Moyen-Orient n’ont pas été tenues, et le siège israélien soutenu par les Etats-Unis, l’Union européenne, les Etats arabes et, tacitement, par l’Autorité palestinienne de Ramallah se poursuit.
Politique de destructions
De la masse des statistiques, interminables, effroyables, quelques-unes ressortent : sur les 640 établissements scolaires de Gaza, 18 ont été complètement détruits et 280 endommagés par les frappes israéliennes. 250 étudiants et 15 enseignants ont été tués.
Sur les 122 établissements de santé estimés par l’Organisation mondiale de la Santé, 48% ont été endommagés ou détruits.
90% des ménages de la bande de Gaza subissent toujours des coupures d’électricité de 4 à 8 heures par jour, à cause des attaques israéliennes sur le réseau d’électricité et des dégradations dues au blocus.
46% des terres agricoles autrefois productives ne sont plus utilisables à cause des dommages israéliens sur les exploitations agricoles et des zones de tir libre décidées par Israël. Les exportations de Gaza qui montaient à 130 000 tonnes par an, de tomates, de fleurs, de fraises et d’autres fruits, sont tombées à zéro.
« Si une grande partie de la bande de Gaza est toujours en ruines, » a déclaré récemment un groupe d’organisations humanitaires internationales, « ce n’est pas un accident, c’est une question politique ».
Cette politique a été claire tout au long, et elle n’a rien à voir avec la « sécurité » d’Israël.
Détruire la résistance
Du 19 juin au 4 novembre 2008, le calme avait prévalu entre Israël et Gaza, le Hamas se conformant scrupuleusement - comme Israël lui-même l’a reconnu - au cessez-le-feu négocié. Ce cessez-le-feu fut rompu quand Israël lança une attaque surprise sur Gaza, tuant 6 personnes, à laquelle le Hamas et d’autres groupes de résistances ripostèrent.
Et même alors, les factions palestiniennes se tenaient prêtes à renouveler le cessez-le-feu, mais c’est Israël qui a refusé, choisissant au contraire de lancer une attaque de grande ampleur, préméditée, sur les fondements de la vie civilisée dans la bande de Gaza.
L’opération Plomb durci, comme elle fut nommée par Israël, était une tentative de détruire une fois pour toutes la résistance palestinienne en général, et le Hamas en particulier, Hamas qui avait remporté les élections de janvier 2006 et survécu au blocus, ainsi qu’aux nombreuses tentatives appuyées par les Etats-Unis pour le saper et le renverser, en collaboration avec des milices palestiniennes soutenues par les Etats-Unis.
A l’instar des multiples sanctions contre l’Irak au cours des années 90, le blocus de Gaza était calculé pour priver les civils des produits de première nécessité, de leurs droits et de leur dignité, dans l’espoir que leurs souffrances conduiraient leurs dirigeants à la capitulation ou l’effondrement.
A bien des égards, les choses sont peut-être plus graves aujourd’hui qu’il y a un an.
Barack Obama, président US, dont beaucoup espéraient qu’il abandonne la politique anti-palestinienne malveillante de son prédécesseur, George Bush, l’a au contraire affermie et même le simulacre d’un sérieux effort de paix s’est évanoui.
Selon les médias, le Corps du Génie de l’armée américaine apporte son aide à l’Egypte pour la construction d’un mur souterrain à sa frontière avec Gaza pour bloquer les tunnels qui font office de bouée de sauvetage pour le territoire assiégé (des ressources et des efforts qui feraient mieux d’être utilisés pour reconstruire la Nouvelle-Orléans dévastée par l’ouragan), et l’armement états-unien continue d’affluer vers les milices de Cisjordanie engagées dans une guerre parrainée par les USA et Israël contre le Hamas et quiconque pourrait résister à l’occupation et à la colonisation israéliennes.
L’opinion publique a changé
Ces faits sont indéniables et sinistres.
(JPG)
Pour l’auteur, la guerre visait à éroder le soutien au Hamas, et elle a échoué.
(Gallo/Getty)
Cependant, s’en tenir à eux serait passer à côté d’une réalité beaucoup plus dynamique qui laisse penser que la puissance et l’impunité d’Israël ne sont pas aussi invulnérables qu’il ne le paraît.
Un an après l’attaque d’Israël et après plus de deux ans et demi de blocus, la population palestinienne dans la bande de Gaza n’a pas capitulé. Au contraire, elle a donné des leçons au monde, de ténacité et de dignité, cela même à un coût épouvantable, inimaginable pour elle.
Il est vrai que les dirigeants de l’Union européenne -venus dans la Jérusalem occupée, en janvier dernier, étreindre publiquement Ehud Olmert, alors Premier ministre israélien, pendant que le phosphore blanc calcinait la chair des enfants de Gaza et que les corps gisaient sous les décombres - il est vrai que ces dirigeants se sont faits petits devant leurs lobbies proisraéliens respectifs, tout comme les politiciens états-uniens et canadiens.
Mais le changement de l’opinion publique est palpable alors que les propres actions d’Israël font de ce pays un paria dont les forces motrices ne sont pas les valeurs libérales démocratiques auxquelles il prétend s’identifier, mais l’ultralibéralisme, le racisme, le fanatisme religieux, le colonialisme et un ordre juif supérieur, imposés par des massacres répétés.
La cause universaliste de justice et de libération pour les Palestiniens gagne de nouveaux adeptes et se dynamise particulièrement chez les jeunes.
Je l’ai vu, par exemple, avec les étudiants malaisiens que j’ai rencontrés à la conférence Solidarité Palestine organisée par l’Union des ONG du monde islamique, à Istanbul, en mai dernier.
Et à nouveau en novembre, alors que des centaines d’organisateurs étudiants venant de partout des Etats-Unis et du Canada s’accordaient pour planifier leur participation à la campagne mondiale des Palestiniens pour le Boycott, les Désinvestissements et les Sanctions (BDS) sur le modèle de la lutte victorieuse menée contre l’apartheid sud-africain dans les années 80.
Un Etat « décadent »
Cette semaine, des milliers de personnes de plusieurs dizaines de pays tentent d’aller à Gaza pour briser le siège et marcher aux côtés des Palestiniens qui en ont prévu l’organisation à l’intérieur de leur territoire.
Toutes celles et tous ceux qui sont venus avec la Marche de la liberté pour Gaza, avec Viva Palestina et les autres délégations en représentent sans doute des centaines d’autres qui ne pouvaient faire le voyage en personne et qui marquent l’évènement avec des manifestations et des commémorations, des visites à leurs élus et des campagnes de presse.
Face à cet épanouissement du militantisme, le sionisme fait tout pour rajeunir sa base de soutien qui décline. Des programmes de plusieurs millions de dollars destinés à recruter et à sioniser de jeunes juifs américains ont du mal à rivaliser avec des organisations tel que le Réseau international juif antisioniste (IJAN), qui ne court pas après l’argent mais dont l’engagement se fonde sur le principe d’égalité des hommes.
De plus en plus, nous voyons les efforts de la hasbara (propagande) d’Israël ne lancer aucun message positif, n’avancer aucun argument convaincant pour le maintien d’un statu quo dans une répression et une violence innommables, ils misent au contraire sur une diabolisation et une déshumanisation racistes des Arabes et des musulmans pour justifier les actions d’Israël, voire sa propre existence.
Face à une prise de conscience mondiale et un soutien croissants pour le combat non violent courageux contre le vol permanent des terres en Cisjordanie, Israël intensifie sa violence et emprisonne les dirigeants du mouvement, comme à Bil’in et dans d’autres villages (Mohammed Othma, Jamal Juma et Abdallah Abu Rahmeh sont de ces dirigeants du mouvement qui ont été récemment arrêtés).
La peur de voyager
En agissant ainsi, Israël ressemble de plus en plus à un Etat décadent, raté, pas à un régime confiant dans sa légitimité et sa longévité.
Et malgré les efforts de l’industrie d’un processus de paix raté pour le tourner en ridicule, le réprimer et le marginaliser, un débat se développe parmi les Palestiniens, et même parmi des Israéliens, pour un avenir partagé dans une Palestine/Israël fondée sur l’égalité et la décolonisation, et non sur une ségrégation nationale ethnique et une répartition forcée.
Dernier point, mais certainement pas le moindre, dans l’ombre du rapport Goldstone, les dirigeants israéliens qui se déplacent à travers le monde ont peur de se faire arrêter pour leurs crimes.
Pour l’instant, ils peuvent compter sur l’impunité qu’une complicité internationale de haut niveau et leur force d’inertie et influence peuvent encore leur offrir.
Mais pour la communauté internationale - faite de peuples et de mouvements -, se pose la question de savoir si nous voulons continuer de voir le système très inachevé du droit international et de la justice, minutieusement élaboré après les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale et l’Holocauste nazi, se démanteler et se corrompre pour l’intérêt d’un Etat voyou.
Ce que nous avons fait en solidarité avec le peuple palestinien dans Gaza et le reste de la Palestine est encore insuffisant. Mais notre mouvement va croissant, il ne peut pas être arrêté, et nous atteindrons notre destination.

Source: The electronic Intifada

Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse (Metropolitan Books, 2006).

mardi 29 décembre 2009

Gaza : Viva Palestina, caravane pour briser le blocus

mardi 29 décembre 2009 - Al-Jazeera
La caravane va maintenant prendre la direction du port syrien de Latakia pour y embarquer vers le port égyptien d’El Arish, puis se rendre ensuite à Gaza. La caravane Viva Palestina, qui fut bloquée à Aqaba ces cinq derniers jours, est dirigée par George Galloway, député britannique. La Turquie a dépêché un représentant samedi pour tenter de convaincre les Egyptiens d’autoriser la caravane à traverser la mer Rouge au port de Nuweiba, la route la plus directe pour se rendre à Gaza, l’Egypte soutenant que la caravane ne pouvait entrer que par El-Arish, sur sa côté méditerranéenne. Viva Palestina et une autre caravane, la Marche pour la liberté de Gaza, avaient prévu d’arriver dimanche, 27 décembre, pour commémorer le premier anniversaire de la guerre israélienne contre Gaza qui a tué 1 400 Palestiniens, et 13 Israéliens. Pendant ce temps, au moins 300 Français de la Marche pour la liberté de Gaza ont passé la nuit à camper devant leur ambassade au Caire, bloquant une grande avenue de la capitale égyptienne, pendant que la police anti-émeute, brandissant des boucliers en plexyglas, les entouraient. L’Egypte furieuse (JPG) L’Egypte accuse les manifestants français de mentir (AFP) Hossam Zaki, porte-parole du ministère des Affaires étrangères égyptien, a accusé les manifestants français de mentir et de tenter d’embarrasser l’Egypte. « Ils ont prétendu qu’ils avaient des aides à porter aux Palestiniens dans la bande de Gaza, ce qui est un mensonge, » aurait-il déclaré selon Mena News Agency. « Ils veulent avoir une couverture médiatique et faire pression, embarrasser l’Egypte, » dit-il. Dimanche, la police a brièvement détenu 38 internationaux à El-Arish, dans le Sinaï, selon les organisateurs. « A midi (10h GMT) le 27 décembre, les forces de sécurité égyptiennes ont gardé en détention un groupe de 30 militants dans leur hôtel à El-Arish alors qu’ils se préparaient à partir pour Gaza, les plaçant en résidence surveillée, » ont-ils déclaré. « Un autre groupe de 8 personnes, des citoyens américains, britanniques, espagnols, japonais et grecs, ont été gardés en détention à la gare routière d’El-Arish, dans l’après-midi du 27 décembre. » Dimanche, la police égyptienne a également bloqué quelque 200 manifestants qui voulaient utiliser des bateaux en location pour un cortège naval sur le Nil en commémoration de tous ceux qui sont morts dans la guerre de Gaza. Le 31 décembre, les participants espèrent rejoindre les Palestiniens « dans une marche non violente du nord de Gaza jusqu’à la frontière avec Israël à Erez » disent les organisateurs. 29 décembre 2009 - Al Jazeera - traduction : Info-Palestine.net

lundi 28 décembre 2009

George Galloway, Député britannique à la tête de « Viva Palestine » explique à Al Jazeera pourquoi le convoi doit être autorisé à poursuivre sa route.


George Galloway : "C’était le jour de Noël mais il n’y avait aucune place à l’hôtel pour les voyageurs fatigués.

Refoulés par la république arabe d’Égypte, les 500 membres du convoi « Viva Palestina » allant vers Gaza ont passé Noël sur un parking à Aqaba.

La dernière fois qu’un aussi grand nombre de ressortissants Turcs, Arabes et Britanniques étaient réunis dans cette ville, c’était pour se battre les uns contre les autres durant la première guerre mondiale.

Maintenant, ils se battent pour briser le siège imposé au peuple palestinien dans Gaza.

Il sera toujours temps ensuite de revoir le rôle de chacun dans cette triste histoire de Noël, mais pour l’instant je fais appel à tout le monde pour nous aider à atteindre Gaza.

Nos médicaments sont dans une course contre la montre à cause de leur date d’expiration et ils peuvent s’abîmer sous le soleil du désert. Et des gens meurent dans la bande de Gaza, faute de certains de ces médicaments.
Le gouvernement de la Turquie et son respecté premier ministre [Recep Tayyip] Erdogan font de leur mieux, tout comme l’ancien Premier ministre de Malaisie, M. Mahathir Mohamad, ainsi que l’épouse de l’actuel premier ministre à Kuala Lumpur.
J’ai écrit à la reine Rania de Jordanie, lui demandant de contacter Suzanne Moubarak qui, tout en étant la première dame d’Egypte est aussi la responsable du Croissant-Rouge égyptien, pour voir si c’est la testostérone qui est le problème [allusion au manque de courage des interlocuteurs masculins ? N.d.T].
Les faits sont là : plus de 200 camions et 500 personnes venant de 17 pays différents ont renoncé à leurs vacances de Noël pour tenter d’aider un million et demi d’Arabes et de Musulmans dans Gaza.
Nous sommes à quatre heures de route de Rafah, en traversant la mer Rouge.

Et un gouvernement arabe nous l’interdit. La question est : que vont faire les 300 millions d’Arabes contre ce lent et tranquille massacre de leurs frères derrière les barbelés ?"

28 décembre 2009 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :